Môle hydatiforme

La môle hydatiforme est une pathologie du premier trimestre de la grossesse. C’est une maladie rare : 1 cas pour 1000 grossesses.

Les premiers signes sont le plus souvent des saignements vaginaux au premier trimestre de la grossesse. Les signes sympathiques de la grossesse sont souvent exacerbés (nausées importantes...), et il existe parfois une hypertension artérielle. Les douleurs pelviennes font suspecter l'apparition de kystes ovariens.

Le diagnostic se fait sur l'échographie et le taux anormalement élevé des béta HCG. Le diagnostic de certitude est anatomopathologique avec analyse du curetage (aspect de vésicules ou de grappe de raisins)

Anatomopathologie d'une môle hydatiforme 

   Il existe globalement 2 types de grossesses molaires :

- La môle hydatiforme complète (la plus fréquente)

- La môle hydatiforme incomplète ou embryonnée (rare)

 

La môle hydatiforme complète est une grossesse anormale sans embryon.

Môle hydatiforme non embryonnée / Med-Sein / Dr E. PRADOS / Echographie

La môle hydatiforme incomplète ou embryonnée :

Le trophoblaste est hypertrophique comme pour la môle complète, mais il existe en plus un embryon attaché à la tumeur trophoblastique. Ce type de môles est le plus souvent secondaire à une triploïdie (un ovocyte de la mère fécondé par 2 spermatozoïdes). La cause est le plus souvent masculine. Les risques de dégénérescence sont quasiment absentes.

Môle embryonnée échographie Môle embryonnée légende / echographie


 Traitement : tiré du centre de référence des maladies trophoblastiques : http://www.mole-chorio.com/

La précocité du diagnostic et du traitement d’une môle hydatiforme n’ influe pas sur la fréquence des évolutions anormales.

le traitement classique reste le curetage utérin sous échographie avec perfusion de syntocinon au cours de l’opération. L’évacuation par prostaglandines semble augmenter le risque d’évolution secondaire anormale et doit donc être évitée.

L’envoi en anatomopathologie est indispensable.

Le taux de rétention après aspiration d’une môle est élevé : cela justifie d’informer la patiente de ce risque et de demander un contrôle de la vacuité utérine systématiquement à 1 ou 2 semaines de distance. La patiente sera informée qu’une rétention amènerait à la réalisation d’une deuxième aspiration.

Des kystes ovariens fonctionnels sont très fréquents en cas de môle hydatiforme avec hCG élevés. Leur volume peut être important (supérieur ou égal à 10 cm). L’expectative est presque toujours suffisante vis à vis de ces kystes. Il n’y a pratiquement pas d’indication opératoire, sauf en cas de torsion d’annexe suspectée. Ces kystes se résorbent spontanément avec la décroissance de l’hCG

Une surveillance sanguine des b HCG doit être réalisée sur une durée de 6 mois à 1 an. Une contraception efficace est obligatoire.

Le risque de 2ème grossesse môlaire est de l’ordre de 1 %.


 

Evolution :

Deux types d’évolutions anormales peuvent survenir : la banale rétention môlaire qui justifie simplement une 2ème aspiration et la véritable tumeur trophoblastique (môle invasive, choriocarcinome ou rarement tumeur du site d’implantation) qui justifie une chimiothérapie le plus souvent.

Le risque de tumeur trophoblastique varie. Il est de l0 à 20 % après une môle hydatiforme complète. Il est de l’ordre de 0,5 % après une môle hydatiforme partielle.

Surveillance : proposition du centre de référence des maladies trophoblastiques :

hebdomadaire jusqu’à négativation complète. A partir de la négativation, une surveillance mensuelle est proposée, pendant un an en cas de môle complète, pendant 6 mois en cas de môle partielle.

 

http://www.mole-chorio.com/

Site du centre de référence des maladies throphoblastiques

FAITE UNE DECLARATION AU CENTRE FRANÇAIS DES MALADIES TROPHOBLASTIQUES

 

 

 

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