Vaccin anti HPV contre cancer du col utérin

 

RECOMMANDATION HCSP 2014

La vaccination est recommandée pour toutes les filles âgées de 11 à 14 ans.

 une autorisation de mise sur le marché est faite au Gardasil pour son administration en 2 doses espacées de 6 mois chez les jeunes filles âgées de 9 à 13 ans révolus.

 La vaccination est d'autant plus efficace que la jeune fille n'a pas eu de rapport sexuel.

La vaccination est à poursuivre entre 15 et 19 ans pour les filles qui n'ont pas été vaccinées avant.

 La vaccination ne protégeant que contre 70% des HPV oncogènes, elle ne se substitue pas au dépistage par Frottis cervico-utérin !

          Schéma Vaccinal :

               Entre 11 et 13 ans révolus: deux doses espacées de 6 mois

               Entre 14 et 19 ans révolus: trois doses administrées selon le schéma pour Gardasil (M0-M2 et M6) et Cervarix (M0-M1 et M6)

 

Les vaccins contre le cancer du col utérin (les vaccins contre le virus HPV)

 But de la Vaccination : Eviter le cancer du col de l’utérus.

 Le cancer du col de l’utérus :

Le cancer du col utérin est le quatrième cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde (528 000 nouveaux cas chaque année), après les cancers du sein, colorectal et du poumon. Il est également la quatrième cause la plus fréquente de décès par cancer (266 000 décès en 2012) chez les femmes dans le monde. 3 030 nouveaux cas de cancers du col de l'utérus seraient diagnostiqués en 2012. Le cancer du col de l’utérus est ainsi le 12ième  cancer le plus fréquent chez la femme. Cette différence statistique entre la France et le monde, est due à la prévention par la vaccination et les frottis de dépistage qui n’existent pas (ou peu) dans les pays en voie de développement.

 Le cancer du col de l’utérus est principalement dû à un virus : le HPV.

70% des cancers du col de l’utérus sont secondaires à 2 types de sous virus HPV : le HPV 16 et HPV 18. L’infection au virus HPV est immunogène. Par conséquent, une fois que le corps est infecté par le virus, les globules blancs vont créer des anticorps pour tuer le virus. Ainsi, la vaccination permet d’éviter d’attraper l’infection et donc d’éviter ses conséquences comme le cancer du col de l’utérus.

Sachant que la vaccination évite que 70% des cancers du col de l’utérus, la vaccination ne se substitue pas au dépistage par le frottis cervico-utérin.

 Comment le s’attrape le virus HPV ?

Le plus souvent, l’infection génitale par les papillomavirus ne donne ni symptôme ni lésion. Le virus peut être éliminé naturellement en un à deux ans grâce à vos globules blancs qui vont créer des anticorps (immunisation). L’infection peut parfois entraîner l’apparition de condylomes (crêtes de coq) ou peuvent être à l’origine de lésions précancéreuses et de cancers.

Les papillomavirus se transmettent essentiellement lors de contacts sexuels. La plupart des gens s’infectent lors des premières relations sexuelles (maladie de la jeune femme) ou lors de rapports sexuels avec de nouveaux partenaires sexuels. L’infection est donc plus fréquente chez les jeunes qui sont plus instables dans leurs couples. Après l’infection, le virus peut rester dormant (sans symptôme) puis être transmis à un autre partenaire de manière silencieuse.

Les papillomavirus peuvent se transmettre par la voie muqueuse mais aussi par la voie cutanée. C’est pour cela que le préservatif n’est pas un rempart parfait contre l’infection à HPV !  L’infection ne se transmet pas par le sang.

 Quels sont les risques de la vaccination contre le cancer du col ?

Contrairement à ce que disent les « détracteurs et les phobiques » de la vaccinations, il semble que la survenue de sclérose en plaque ou de maladies auto-immunes n’est pas plus fréquente chez les jeunes filles vaccinées que chez les jeunes filles non vaccinées.

Le nombre total de manifestations auto-immunes recueilli reste faible et bien inférieur a celui attendu en population générale.

Au vu des bénéfices qu’apporte la prévention des cancers du col (différence statistique entre les pays qui pratiquent la prévention du cancer du col et ceux qui ne la pratiquent pas), le rapport du bénéfice/risque de ce vaccin, au regard de l’ensemble de ces données d’efficacité et de sécurité est favorable.

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents ?

Rougeur, douleur et/ou démangeaisons au point d’injection, pic de fièvre, mal de tête transitoire.

 Quels sont les vaccins ?

Il existe 2 types de vaccins en France. Un vaccin bivalent (contre 2 virus) qui est le Cervarix® et un quadrivalent (contre 4 virus) qui est le Gardasil®.

Le Gardasil® vaccine contre les HPV de types 16 et 18, pouvant être responsable des cancers du col de l’utérus, et contre les HPV de type 6 et 11, non cancérigènes mais à l’origine du développement de lésions bénignes dites « condylomes » (ou verrues génitales ou crêtes de coq).

Le Cervarix® protège contre les HPV de génotypes 16 et 18. Il n’a pas d’action contre les condylomes, mais possède un adjuvant responsable d’une réponse immunitaire puissante.

 Le vaccin Gardasil® contre les infections à papillomavirus humains (HPV) peut être réalisé en deux doses espacées de six mois chez les jeunes filles âgées de 9 à 13 ans révolus

 Quel est le schéma vaccinal ?

Vaccin quadrivalent :

Entre 11 et 13 ans révolus : deux doses espacées de 6 mois.

Entre 14 et 19 ans révolus : trois doses administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois.

Vaccin bivalent

Entre 11 et 14 ans révolus : deux doses espacées de 6 mois.

Entre 15 et 19 ans révolus : trois doses administrées selon un schéma 0, 1 et 6 mois.

 Les jeunes filles âgées de 11 à 13 ans révolus à la première dose, vaccination selon un schéma à deux doses espacées de six mois ; pour les jeunes filles âgées de 11 à 13 ans révolus à la première dose, si la deuxième dose de vaccin est administrée moins de six mois après la première dose, une troisième dose devra toujours être administrée. Ce vaccin peut être coadministrée avec le rappel DTPC prévu entre 11 et 13.

 Pourquoi vacciner les jeunes filles si tôt ?

Les données scientifiques montrent que la réponse immunitaire est meilleure lorsque le vaccin est administré avant 14 ans. Il est par ailleurs nécessaire de vacciner les jeunes filles avant qu’elles ne soient infectées (le vaccin étant peu efficace si elles sont déjà infectées).

Attention, la vaccination n’est pas une incitation aux rapports sexuels… en 2 mots, pour les mamans réticentes… c’est pas parce que votre fille est vaccinée, à 11 ans, contre le cancer du col de l’utérus, qu’elle va avoir des rapports sexuels à 11 ans…

 La vaccination dans les autres pays :

En Australie, la couverture vaccinale du vaccin quadrivalent avec 3 doses des jeunes filles vaccinées à 12-13 ans en milieu scolaire est supérieure à 70 %. Au Royaume-Uni, le programme de vaccination avec le vaccin bivalent a une couverture vaccinale à 12 ans  qui dépasse les 80 %.  En France la couverture vaccinale est de l’ordre de 30 %

 Vaccination est aussi réalisée chez le garçon aux Etats-Unis, au Canada et en Australie… Il semble que le vaccin contre le HPV prévienne aussi la cancer de l’anus. Ainsi, la vaccination de hommes permettrait d’éviter la contamination des femmes et le risque de cancer de l’anus chez l’homme…

 Combien coûte la vaccination ?

La vaccination nécessite deux à trois injections pratiquées à intervalles réguliers. L’ampoule de vaccin nécessaire pour une injection coûte 110 et 130 €. 65% du coût est pris en charge par l’Assurance Maladie. Le coût restant est remboursé, le cas échéant, par l’organisme d’assurance complémentaire si vous en avez. Pour les personnes qui bénéficient de la CMUc, la prise en charge est à 100%, sans avance de frais.

 Conclusion et points importants :

-         la vaccination ne se substitue pas au dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus par le frottis cervico-utérin.

-         La vaccination réduit fortement le risque de développer des lésions précancéreuses et donc le cancer du col de l’utérus. 

-         « Ce n’est pas parce que l’on est vacciné tôt que l’on aura son premier rapport sexuel tôt… »

 Voir Rapport du 10 juillet 2014  « vaccination contre les infections à papillomavirus humains »  de HCSP.

 

 

Information juillet 2015 : Effet secondaire possible mais très exceptionnel

Les vaccins GARDASIL et CERVARIX sont autorisés respectivement depuis 2006 et 2007 en Europe. Ils sont indiqués dans la prévention des maladies provoquées par des infections à papillomavirus humains (HPV), telles que les lésions précancéreuses de l’appareil génital féminin, le cancer du col de l’utérus (GARDASIL, CERVARIX) mais aussi les lésions précancéreuses anales, le cancer anal et les verrues génitales (GARDASIL). Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande la vaccination des jeunes filles entre les âges de 11 et 14 ans avec un rattrapage jusqu’à 19 ans révolus. Depuis leur commercialisation, il est estimé que plus de 215 millions de doses ont été vendues dans le monde, la majorité d’entre elles concerne GARDASIL®. En France plus de 5,5 millions de doses de GARDASIL ont été délivrées et plus de 400 000 doses de CERVARIX.

Le PRAC a débuté, à la demande de la Commission européenne, une mise à jour de l’évaluation des risques de survenue de SRDC et STPO à la suite d’une vaccination anti-HPV. Le SRDC est caractérisé notamment par une douleur chronique des membres. Le STPO est une augmentation anormale du rythme cardiaque lors du passage de la position couchée à la position assise ou debout, accompagnée d’autres symptômes tels que des étourdissements, un malaise, des maux de tête ou une sensation de faiblesse.

Des cas faisant état de l’un ou l’autre de ces syndromes ou des symptômes les évoquant ont été rapportés depuis la commercialisation de ces vaccins. Ils ont été principalement notifiés au Japon (12 cas), Etats-Unis (10 cas), Australie (7 cas), Allemagne (4 cas) pour le SRDC et au Danemark (33 cas) Etats-Unis (24 cas), Allemagne (2 cas), Japon (2 cas) pour le STPO. A ce jour, en France il a été rapporté 3 cas de SRDC et 1 cas de STPO au système national de pharmacovigilance. Ces événements ont fait l’objet d’évaluations européennes régulières depuis 2013, qui n’ont pas permis, jusqu’à maintenant, d’établir une relation de causalité entre ces syndromes et la vaccination. 

 

 

 

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 Dr Eric PRADOS

PRESIDENT AFMGOS

Dr PRADOS eric

 

 

 

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